Leen Massaer: « C’est une réelle plus-value d’avoir des courses UCI en Belgique »
Trois manches, trois victoires. En remportant l’intégralité des épreuves de la première édition de la MTB Top Compétition, Jarne Vandersteen s’est imposé comme le grand dominateur de la saison. Une compétition qui a également marqué une étape importante dans le développement du VTT belge, comme le souligne Leen Massaer, responsable de la Commission VTT de Belgian Cycling. « Le mountainbike continue de se développer en Belgique. Avec Belgian Cycling, nous avons estimé qu’il y avait un réel potentiel et nous avons décidé d’y consacrer des moyens. »
Vandersteen intouchable
À Rotem, Langdorp et Genk, le scénario s’est répété. Dès les premiers tours, Jarne Vandersteen prenait les commandes de la course avant de s’envoler vers une victoire en solitaire. « Les trois manches se sont déroulées de manière assez similaire. À chaque fois, j’ai essayé de créer un écart dès le départ et de poursuivre seul jusqu’à l’arrivée. Cela a fonctionné à chaque fois », explique le coureur belge. Au-delà de ses succès personnels, Jarne Van den Steen voit dans cette nouvelle compétition une véritable avancée pour le VTT belge. « C’est une réelle plus-value d’avoir des courses UCI en Belgique. Cela permet aux jeunes de gagner des points UCI sans devoir constamment voyager à l’étranger. Pour moi aussi, c’était une manière idéale de marquer de précieux points tout en restant près de chez moi. »
Trois parcours, trois profils
Si les trois épreuves ont offert des défis différents, c’est le parcours de Langdorp qui a le plus marqué le vainqueur du classement général. « Pour moi, Langdorp était le parcours le plus exigeant. C’était très explosif, avec beaucoup d’efforts par intervalles. À Rotem, il fallait surtout produire un gros effort de puissance constant, tandis que Genk était extrêmement rapide et rendait les écarts plus difficiles à creuser. » Cette diversité constitue selon lui l’un des grands atouts de la Top Compétition. « Nous avions un parcours rapide, un autre davantage axé sur les montées et un troisième qui demandait beaucoup de puissance. Pour les possibilités qu’offre la Flandre, les organisateurs ont vraiment proposé trois courses complémentaires. »
Préparation idéale pour la Coupe du Monde
La Top Compétition représente également une préparation idéale pour les rendez-vous internationaux. « C’est certainement un avantage avant les manches de Coupe du monde. Voyager constamment en France ou ailleurs finit par peser dans les jambes. Pouvoir rester chez soi, s’entraîner dans de bonnes conditions et participer à des courses UCI en Belgique constitue une excellente préparation. D’un point de vue logistique aussi, tout est beaucoup plus simple. » Pour Leen Massaer, il fallait impérativement lancer des courses de ce niveau: « Il est important d’engranger des points UCI pour améliorer sa position sur la grille de départ qui est prépondérante dans ce sport. » Selon elle, cette confrontation régulière avec des adversaires étrangers est indispensable à la progression des jeunes talents belges. « Ce n’est pas parce qu’on domine en Belgique qu’on peut immédiatement performer au niveau mondial. Plus les jeunes courent contre des adversaires de haut niveau, plus ils progressent. »
Une ouverture vers la Wallonie?
Pour Jarne Vandersteen, l’étape suivante est évidente: intégrer davantage la Wallonie au projet. « Il existe de magnifiques parcours en Wallonie. Par le passé, Bastogne était déjà une très belle course. On trouve aussi de superbes circuits du côté d’Eupen. Les Ardennes offrent des caractéristiques que l’on ne retrouve pas toujours en Flandre. Si l’on veut construire une véritable Top Compétition, il serait intéressant d’y organiser plusieurs manches là-bas. » Un avis partagé par Leen Massaer, responsable de la Commission MTB chez Belgian Cycling: « Nous allons reprendre contact avec les acteurs wallons afin d’identifier leurs besoins et voir comment relancer l’organisation de courses. La Wallonie dispose de terrains exceptionnels que la Flandre ne possède pas. Le défi est surtout de trouver des organisateurs prêts à s’investir. »
Une chose est sûre: cette première édition de la Mountainbike Topcompetitie a posé des bases solides. L’avenir du VTT belge s’annonce prometteur.